Franca Bruera, Barbara Meazzi (dir.) Plurilinguisme et avant-gardes comparatisme et société, n°12P.I.E. Peter Lang, Bruxelles, 2011, 534 p., ISBN 978-90-5201-666-5., 42,80 €

Franka Bruera (Université de Turin) et Barbara Meazzi (Université de Savoie) ont réuni dans cet ouvrage près de cinquante contributions réparties arbitrairement en quatre parties, tant il est difficile de faire un tri parmi la profusion des sujets traités que le titre général : plurilinguisme et avant-gardes ne justifie pas toujours. Une seule contribution, que l’on aurait dû placer en tête, tente de répondre à la question posée, c’est celle de Tania Collani (Université de Haute- Alsace), "Le plurilinguisme comme paradigme de la modernité dans la littérature des avant-gardes" (pp. 65-78), qui propose une définition des mots ‘plurilinguisme’ et ‘avant-garde’. Car la plupart des autres articles ne font qu’étudier tel ou tel aspect de l’oeuvre de tel ou tel auteur. On trouvera ainsi une étude sur l’image poétique chez Pierre Reverdy, une autre sur Joyce, plusieurs autres sur Apollinaire, dada et le surréalisme, etc. En fait de plurilinguisme, il n’est pas inutile de préciser ici que certains articles sont écrits en italien. La matière traitée est si riche que toutes ces approches ne manquent pas d’intérêt. Citons, pour illustrer l’intérêt général, la contribution de Maria Dario (Université de Padoue), alla frontiera del nuovo : "Les soirées de Paris, crocevia culturale dell’avanguardia" (pp. 445-458) qui a l’avantage de rappeler l’importance d’une revue un peu trop vite oubliée. Mais il faudrait en citer beaucoup d’autres parce qu’elles apportent toutes un rappel de cette effervescence créatrice qui caractérise le début du XXe siècle et qu’il fallut deux guerres mondiales pour étouffer, il faut l’espérer, momentanément.

Renée Le Flohic