Yves-Marie Blandin

L'Opéra sacré

Bossuet et Haendel
prédicateurs du baroque

1627-1759


Concernant Bossuet, Paul Valéry écrivait simplement : « Dans l’ordre des écrivains, je ne vois personne au-dessus de Bossuet : nul plus sûr de ses mots, plus fort de ses verbes, plus énergique et plus délié dans tous les actes du discours... Et en somme plus maître du langage, c’est-à-dire de soi-même ».
Pour Haendel, on attribue les propos suivants à Jean-Sébastien Bach : « Haendel est le seul que je voudrais voir avant de mourir, et que j’aimerais être si je n’étais Bach. »

Et la meilleure introduction me semble cette citation de Madame Anne-Laure Angoulvent dans son livre L’Esprit Baroque (P.U.F., 1994) :
« L’homme Baroque doute, i1 sait, il croit... Ce qu’il sait, ou ce qu’il croit ou ce dont il se doute, c’est qu’il n’est ni le sujet ni l’objet du monde, mais le monde lui-même ou la représentation de ce monde. Il est... au monde, comme l’enfant projeté dans le monde extérieur au premier moment de sa vie. Ainsi, le Baroque est un enfantement avant d’être un enchantement. »
Ajoutons que c'est ce qui nous le rend aujourd'hui si fascinant et surtout si proche.

Format 15 x 21,146 pages, ISBN 2-84719-064,-3 12 euros